La FCPE: gratuité à l étranger

Lire: la gratuité à l'étranger.

Les établissements français à l'étranger, sous la tutelle du seul Ministère des Affaires étrangères, sont des établissements de droit privé.
 
Les familles paient des frais de scolarité dont le coût est très variable : d'environ 600 euros annuels à Tuléar (Madagascar) à 8 500 euros annuels en classe terminale à Hong-Kong (Chine).
 
Des bourses scolaires sont attribuées aux familles les plus démunies, mais nombre de parents aux revenus moyens connaissent des difficultés importantes pour scolariser leurs enfants dans un établissement de l'Agence.
 
La FCPE siège à la commission nationale des bourses scolaires de l'AEFE.
La dernière commission nationale des bourses a eu lieu les 11 et 12 décembre 2008.
 
En mai 2006, la FCPE a lancé une pétition pour demander la gratuité pour les enfants français fréquentant les établissements français à l'étranger :
 
Elle a été signataire à la même période d’une déclaration commune avec d’autres grandes organisations impliquées dans l’éducation et présentes à l’étranger, l’ADFE-FdM, le SE-UNSA, le SGEN-CFDT, le SNES-FSU et le SNUIPP-FSU.

Voir la déclaration commune. (Format .pdf – 217 Ko).

La FCPE revendique la mise en place progressive de la gratuité de l'enseignement pour les élèves français en résidence à l'étranger, sous la co-tutelle du Ministère des affaires étrangères et du Ministère de l'Education nationale.
 
Mise au point à propos d’une prétendue « information de la FCPE » sur la gratuité à l’étranger :
 
Un texte circule actuellement sur les messageries et certains blogs ou sites Internet, à propos de la gratuité de l’enseignement français à l’étranger, sous l’intitulé « information de la FCPE ». Ce texte n’émane pas de la FCPE nationale.
 
La FCPE demande depuis longtemps la gratuité de la scolarité dans les établissements français à l’étranger qui sont un prolongement du service public d’éducation français (gratuit pour tous) à l’étranger.
 
Parmi les Français résidant hors de France, il y a, certes, des familles à hauts revenus (comme en France) et de nombreuses familles à revenus moyens ou faibles, voire des familles sans revenus (comme en France).
 
La scolarité des enfants français des familles modestes est actuellement prise en charge par le système des bourses. Pour certains expatriés, elle est prise en charge par leur entreprise et, fiscalement, cette prise en charge constitue un avantage en nature qui, dans la plupart des pays, doit être déclarée et soumise à l’impôt. Pour les familles à revenu moyen – cette notion devant être appréciée pays par pays en fonction du coût de la vie – et non éligible au système des bourses, la charge annuelle des droits de scolarité ou frais d’écolage représente souvent plus d’un mois de revenu. Et ceci est vrai aussi bien dans les pays riches que dans les pays pauvres.
 
De ce fait, bon nombre de familles françaises renoncent à scolariser leurs enfants français dans le réseau des établissements français à l’étranger.
 
Il existe effectivement depuis l’année dernière une « prise en charge » de la scolarité des élèves français de terminale (et de première cette année) des lycées français de l’étranger. Cette mesure correspond à une promesse de campagne de Nicolas Sarkozy d’accorder la gratuité scolaire pour tous les élèves français de la seconde à la terminale. Nous n’avons pour le moment aucune certitude qu’elle s’étendra jusqu’aux classes de primaire, bien que cette idée ait été formulée dans certains discours du président de la République. Dans l’immédiat, la scolarité à l’étranger du fils de Nicolas Sarkozy n’est donc pas prise en charge par l’Etat français, contrairement à ce qui est affirmé dans le texte qui circule.
 
Le système de bourses peut sembler à première vue plus satisfaisant que la gratuité pour tous, sauf qu’il ne s’accompagne pas d’une maîtrise par l’AEFE (Agence pour l’enseignement français à l’étranger, qui dépend du ministère des Affaires étrangères) des frais de scolarité exigés des familles. C’est donc une manne pour des établissements qui peuvent exiger les frais d’écolage qu’ils veulent, assurés qu’ils sont que l’AEFE versera des bourses en conséquence. La dépense de l’Etat n’en est donc pas réduite pour autant.
 
Le mode de mise en place de la gratuité par l’AEFE ne nous convient pas et nous l’avons fait savoir dès le lendemain de l’élection présidentielle au ministre des Affaires étrangères. En effet, seule une partie des familles en bénéficie et l’augmentation des droits de scolarité provoquée mécaniquement par le désengagement relatif de l’Etat en ce qui concerne le budget de l’AEFE donne le sentiment justifié que toutes les familles, françaises ou non, qui ne bénéficient pas de l’exonération, financent en fait la mesure.
 
Pour notre part, nous demandions que les droits de scolarité soient progressivement abaissés pour l’ensemble des élèves français pour aboutir en 5 ans à la gratuité totale.
 
Entre-temps, nous demandons que les coûts de scolarité à la charge des familles soient mieux encadrés par l’AEFE et que le réseau soit mis sous double tutelle du ministère des Affaires étrangères et du ministère de l’Education nationale. Ce qui permettrait, dans ce cadre élargi, et sans parler de la pédagogie, une gestion budgétaire mieux adaptée de l’enseignement français à l’étranger.
 


publié le 5 novembre 2010