Pourquoi soutenir, promouvoir l’OIB anglais et japonais au LFJT ?

Pourquoi soutenir, promouvoir l’OIB anglais et japonais au LFJT ?

 

Qu’est-ce que l’OIB ?

L’OIB est une variante du baccalauréat général, qui privilégie la langue, la littérature, la civilisation, l’histoire et la géographie du pays partenaire. Elle a été créée par arrêté du 11 mai 1981 dans le but de tenir compte des dimensions internationales de l’enseignement actuel et de permettre aux élèves de valoriser davantage leurs compétences bilingues et biculturelles. A ce jour, elle peut être présentée dans plus de 10 langues. Au baccalauréat, les candidats doivent passer, en plus des épreuves prévues par chaque série, des épreuves spécifiques de langue et littérature et d’histoire-géographie en remplacement des épreuves “traditionnelles” de LV1 et d’histoire-géographie. L’OIB concerne les élèves de Seconde, Première et Terminale.

(en savoir plus sur les épreuves et sur les textes réglementaries – cliquez ici)

Elle se prépare uniquement dans les établissements à section internationale ou ayant obtenu une dérogation (c’est le cas du LFJT). Elle est en place au Lycée franco-japonais de Tokyo depuis septembre 2002 avec l’option japonais.

Pour les études en France, l’obtention de l’OIB donne non seulement le plein droit à poursuivre des études supérieures en France, mais atteste également d’une double culture largement maîtrisée, voire d’une véritable polyvalence. De ce fait, elle peut souvent constituer un atout supplémentaire dans des dossiers de candidature aux classes préparatoires.

 

L’OIB Versus IB (International Baccalaureat, dit bac de Genève)

L’ International baccalauréat (IB) délivré par l’office du baccalauréat international à Genève est un diplôme de nature privée et étranger (études dispensées en anglais uniquement). Il ne permet pas l’entrée automatique dans les universités françaises ni canadiennes.

Les épreuves de ce baccalauréat ne correspondent pas au programme français car il se concentre sur très peu de matières au choix. Cela explique qu’il n’ait pas toujours très bonne réputation auprès de certaines universités françaises, canadiennes et américaines. Aujourd’hui, il est très difficile, voire impossible, aux titulaires de l’IB d’intégrer une grande école d’ingénieur ou de commerce française via les classes préparatoires.

Promouvoir l’IB c’est la volonté de promouvoir une filière qui ne correspond ni à l’organisation actuelle du lycée, ni à l’environnement linguistique des enfants. Il s’agit d’une filière en trompe l’œil, préjudiciable pour l’avenir universitaire de nos enfants, dont le seul but serait pécunier.

 Ce que nous, AF-fcpe, voulons.

Nous voulons que le lycée continue à affirmer sa vocation d’ouverture sur le monde dans le cadre des diplômes français reconnus par tous.

Nous pensons que les personnes désireuses d’inscrire leur enfant dans un lycee francais recherchent ce qui fait la specificité de son enseignement et ne cherchent surtout pas un « sous-lycée anglophone ».

Pour nous cela se traduit par des actions dans deux directions :

-       La création d’un OIB anglais

La filière bilingue Anglais arrive bientôt au CM2, l’AF-fcpe souhaite profondément que les enfants trouvent au collège une continuation des investissements fournis pendant le primaire par la création d’une section internationale anglaise, soit 6h, au moins, d’anglais répartis sur les heures d’anglais et d’histoire-géographie, section qui devrait naturellement déboucher vers l’OIB Anglais. Parallèlement, la section européenne du collège (2 heures d’histoire-géographie en anglais) pourrait continuer à exister pour ceux qui, tout en n’étant pas passer par le bilingue en primaire, voudraient approfondir l’apprentissage de l’anglais.

-       Le renforcement du Japonais.

L’OIB Japonais existe déjà au niveau du baccalauréat et nécessite une attention soutenue pour résister à la baisse des effectifs. Aujourd’hui, au primaire et collège, rien de particulier n’est fait pour développer l’apprentissage du Japonais. Plutôt que de pratiquer un « écrémage » systématique au sein des classes de japonais LV1, il est urgent de trouver le moyen de renforcer cet apprentissage pour les familles qui le souhaiteraient. En primaire, cela pourrait passer par le renforcement de l’apprentissage du japonais à travers des disciplines non-linguistiques comme la musique ou les arts. Au collège, la création d’une section internationale japonaise (soit 6h hebdomadaire réparties entre le japonais et l’histoire-géographie en japonais) pourrait être également envisagée ; cette section continuerait naturellement vers l’OIB japonais existant déjà.

 Le japonais et l’anglais serait ainsi sur le même pied d’égalité afin que les familles optant pour des cursus différents puissent bénéficier des mêmes prestations.


publié le 4 octobre 2011