CR Réunion des langues au primaire 07 dec 2011

Compte rendu de la réunion sur les langues au primaire du 7 décembre 2011

 

日本語

Le 7 décembre 2011 a lieu la réunion sur les langues au primaire organisée par la direction qui réunissait M.Deparis, directeur du primaire, Mme Robert-Itier, coordinatrice pour les langues, Mme Jaffrès qui remplacera Mme Robert-Itier à ce poste en janvier 2012, Mme Dasboville, professeur de japonais, M.Santini pour l’APE-FAP, Vincent Brancourt pour l’AF-FCPE et Mme Tanaka qui faisait partie des personnes ayant organisé les voeux des parents remis à la direction au sujet de l’enseignement du japonais langue maternelle.

La direction a tout d’abord présenté un état de lieu de l’enseignement des langues au primaire, en insistant sur les efforts accomplis : mise en place de la section bilingue anglais-français, renforcement des horaires de langue et des objectifs par rapport aux horaires et objectifs au niveau national (voir plus bas)

Voici quelques-uns des points développés par la direction

Un coordinateur pour le japonais

- Il devrait y avoir un coordinateur pour l’enseignement du japonais au niveau du lycée ; par contre, pas de coordinateur pour le japonais prévu spécifiquement pour le primaire.

La classe bilingue franco-anglais

- Pour la classe bilingue anglais, actuellement mise en place de réels binômes d’enseignants spécialisés dans les classes bilingues (il n’y a plus de classe francophone avec deux profs différents). Il est à noter cependant que la nomination de Mme Jaffrès comme coordinatrice des langues va recréer de fait une situation de binôme pour la classe de CM1 dont elle est responsable.

- La direction réfléchit pour savoir ce que va devenir la classe bilingue français-anglais quand elle arrivera en 6; la réflexion est encore en cours.

L’enseignement du japonais langue étrangère

- Pour les JEL, la direction a insisté sur l’organisation d’une pédagogie autour de projets-sorties de rythme mensuel : par ex. en CM1, une sortie chez le boucher du coin (qui se trouve être au coin de la rue) a déjà été faite. Il faut y voir une volonté réelle de se connecter avec la réalité du pays. L’AF-FCPE ne peut que soutenir et approuver une orientation qu’elle a appelée de ces vœux depuis toujours et qui devrait permettre aux élèves de mieux comprendre le sens de leur apprentissage : sortir d’une pure culture de l’écrit pour s’orienter vers de réelles compétences communicationnelles. Les cours se feraient en fonction de ces projets orientés vers un contact avec la réalité japonaise – les sorties ne seraient pas seulement des moments récréatifs ponctuant le cours mais des moments orientant la pédagogie.

- Selon les chiffres du lycée, les enfants qui sortiraient de JLE et feraient leur collège à Tokyo continueraient massivement à faire du JLE (1h par semaine, je crois) alors qu’ils ont le choix de l’abandonner purement et simplement. Le lycée évidemment se félicite de ce résultat et le brandit comme la preuve que le JLE, ça marche.

L’évaluation des langues en fin de primaire

- Pour l’évaluation du niveau à la fin du primaire, c’est en fait une évaluation interne (pour l’anglais, celle élaborée par l’éducation nationale ; pour le japonais, celle élaborée par les enseignants du lycée, faute d’examen proposé par l’EN).

Projet de réorganisation de l’enseignement des langues (à l’étude)

- Pour tenter de répondre à la diversité des attentes des parents, la direction s’oriente vers une réorganisation pour le cycle 3 (à partir du CE2) qui aurait des conséquences aussi bien pour l’enseignement du japonais que pour celui de l’anglais : en gros, comme cela avait déjà été annoncé au conseil d’école de juin, puis en septembre, il s’agirait de proposer trois formats :

3 heures d’anglais        1 heure de japonais (JLE)

2 heures                           2 heures   (JLM et JLE)

1 heure anglais             3 heures japonais   (JLM)

avec l’idée à terme de proposer pour le JLM deux ryhtmes d’accès à la maîtrise des 1945 kanjis : soit en fin de seconde, soit en fin de première.

Nous estimons que le lycée essaie de faire ce qu’il peut pour améliorer l’offre, notamment en la diversifiant et en tentant d’offrir un peu mieux pour le JLM tout en restant dans le cadre actuel (4 heures de langues en cycle 3, soit 2h30 de plus que dans le cadre standard de l’EN : 1h30 étant obtenu par dérogation de l’AEFE et 30 minutes étant prises sur le français) c’est-à-dire sans faire le pas d’une section bilingue.

La question de la section bilingue franco-japonais

L’AF-FCPE a bien entendu posé la question du devenir du projet de section bilingue franco-japonaise dont la mise en place a longtemps été annoncée comme imminente – par exemple, comme devant accompagner le déménagement du lycée sur le nouveau site : la direction ne considère pas le projet enterré mais suspendu pour l’instant. Elle nous semble redouter de s’engager dans un projet lourd alors que le bilan de la classe bilingue franco-anglais n’est pas encore tirée.

Par ailleurs, à la question de l’AF-FCPE de savoir si la création d’une telle section ne répondrait à l’attente d’une bonne partie des familles, en particulier à une partie importante des familles franco-japonaises qui ne veulent pas priver leurs enfants d’une possibilité d’avenir professionnel au Japon, la direction a répondu que le lycée n’était peut-être pas le lieu qui convenait pour un tel projet et que pour se préparer à la vie professionnelle au Japon le système éducatif japonais était bien davantage conseillé. Une telle réponse nous a surpris, nous semblant trahir un regard fort réducteur sur la société japonaise et étant contredite par les nombreux exemples d’anciens élèves du lycée franco-japonais dont la double culture leur a permis au contraire de réussir leur vie professionnelle au Japon. L’AF-FCPE réaffirme qu’il est essentiel que le lycée franco-japonais soit un lieu qui permette aux enfants, en particulier, à ceux dont l’identité culturelle est double, de cultiver et de tirer profit de cette richesse.


publié le 9 janvier 2012