commission langues au primaire 20 fevrier 2014

Commission des Langues au Primaire

Réunion tenue le 20 février 2014

 Résumé des points les plus importants :

  • Équilibre & cohérence dans l’enseignement de la langue du pays d’accueil
  • Schéma inchangé pour les classes bilingues de la MS au CE2.
  • Défiliarisation des classes bilingues des niveaux CM1 & CM2
  • Parcours Langues & JLE sans grand changement
  • L’EMILE, une cohérence à améliorer
  • Le PEL : le livret de suivi de l’apprentissage des langues
  • L’activité périscolaire « English » à partir du CE2
  • Jeux en japonais, un projet en coulisse

Personnes présentes :

Représentants de l’administration : M. Houdoin (directeur du primaire)

Représentants des parents : M. Brancourt, Mmes Pierre-Danos & Lorchat

Cette seconde commission Langues de l’année avait essentiellement pour but de nous transmettre les projets & changements réfléchis qui devraient voir le jour à la rentrée 2014/2015.

Nous avons pu découvrir l’organigramme des Langues de la Maternelle au Lycée & tous ses changements bénéfiques pour une meilleure transition entre les niveaux, notamment lors du passage du Primaire au Collège.

Cet organigramme, qui met en lumière la réflexion collégiale dans le respect des contraintes en termes de ressources humaines, de disponibilités matérielles & financières, nous sera officiellement présenté au courant de ce dernier trimestre.

Nous vous invitons à relire le compte rendu de la précédente commission pour constater l’évolution de la réflexion des Langues au sein du Lycée, à lire à cette adresse :

http://www.familles-lycee-tokyo.com/wp-content/uploads/2014/03/FLT-commission_langues-5-12-2013.pdf

 Principaux thèmes abordés :

 1.     La langue du pays d’accueil

Dans le respect du Projet Langues du nouveau Projet d’Établissement pour ces quatre prochaines années, des nouvelles http://www.pecsrealty.com/fr/index_main.html directives de l’AEFE & suivant la réflexion engagée au LFIT sur la thématique des Langues, l’enseignement de la langue du pays d’accueil devient une des priorités pour cette rentrée prochaine.

Cela se traduit par l’ouverture à cet enseignement dès la Moyenne Section, faisant entrer le Japonais dans l’emploi du temps des Maternelles une année plus tôt qu’à l’heure actuelle.

Deux niveaux seraient créés afin de respecter les acquis de chacun, Japonais Langues étrangère & Japonais Langue maternelle, sur deux décrochements de 45 minutes par semaine.

Le LFIT avait fait la demande auprès de l’inspection afin de passer ces créneaux à 1 heure, pour que le temps d’apprentissage effectif soit allongé. Cette demande a été refusée.

 2.     Les classes Bilingues

a.     De la Moyenne Section au CE2

Le LFIT a décidé de ne pas remanier cette classe bilingue sur les cycles 1 & 2.
Des changements seront certes à apporter afin notamment de renforcer la dynamique & faire écho aux perspectives envisagées par l’AEFE pour cette filière, mais ceux-ci ne seront pas à entrevoir avant la rentrée 2015/2016.

La filière bilingue de la moyenne section au CE2 ne devrait donc pas passer en section bilingue. La réflexion n’est pas arrêtée, simplement située dans une perspective plus lointaine.

Pour rappel, diverses suggestions sont proposées tels une macro[1] ou micro[2] alternance dans l’enseignement des langues ou encore une mise en veille ponctuelle de l’enseignement d’une langue étrangère, en CP notamment, afin d’asseoir le français, langue première au LFIT, à l’écrit principalement.

b.     Le cycle CM

Suivant un retour d’expérience mitigé à la rentrée scolaire 2013-2014, présentant quelques faiblesses quant à l’expression écrite anglaise pour les élèves issus du Bilingue, une défiliarisation des niveaux CM1 & CM2 sera mise en place à la rentrée prochaine.

Les enfants de la filière bilingue constituant pour la majorité le même groupe depuis la MS ou la GS, un brassage est nécessaire, notamment sur les dernières années où certaines dynamiques de groupes sont difficiles à infléchir.

Un modèle de type « section bilingue » à parité horaire égale sera proposé pour les CM1 & CM2 dès la rentrée 2014-2015 : cette nouvelle répartition des compétences & des ressources se fera sur l’ensemble des classes d’un même niveau. Ainsi, les élèves de la section bilingue seront intégrés aux autres classes du même niveau ; chaque classe sera conduite par un enseignant français tandis qu’un enseignant anglais référent partagera son emploi du temps sur les trois classes afin d’apporter l’enseignement en langue anglaise, à parité horaire égale entre les deux langues.

Cette nouvelle organisation nécessitera une synergie importante entre les enseignants et permettra également de diminuer le nombre d’élèves par classe.

Ce décloisonnement devrait permettre une transition plus douce & stable entre « la section bilingue » du Primaire & le schéma particulier connu au Collège.

 3.     Les Parcours de langues & le JLE

Les Parcours de Langues ne seront pas sujet à grand changement à la rentrée prochaine.

Certes, le volume horaire, notamment, serait susceptible d’être augmenté mais cette réflexion ne se fera pas dans l’immédiat.

L’apprentissage du JLE, qui rencontre des problèmes de contenu &/ou de pédagogie de façon récurrente, sera au centre de la réflexion, les parents constatant pour leur enfant un faible niveau d’acquisition de cette langue lors de leur cursus.

Nous nous faisons l’écho de ces constatations & proposons que le débat soit centré sur l’adaptation de l’enseignement du japonais selon des méthodes convenant à notre public & demandons s’il est possible qu’un échange pédagogique soit créé entre les équipes francophones/anglophones & japanophones sur les méthodes d’enseignement appliquées & s’il existe des liens avec d’autres écoles établissements internationaux pour faire évoluer positivement cet apprentissage & de façon ciblée.

M.Houdoin reviendra vers nous lorsqu’une réflexion sera amorcée avec les professeurs de japonais.

4.     L’EMILE

Face aux difficultés rencontrées dans la mise en pratique de ce chapitre spécifique dans l’apprentissage des Langues, le LFIT a conscience qu’il va falloir en améliorer la cohérence : un programme identique est proposé quel que soit le parcours choisi ; toutefois, les exigences au niveau de la forme peuvent diverger notamment sur la mise en évidence des notions clés, le résumé du contenu d’apprentissage et le support utilisé. Une réflexion reste à engager avec les enseignants pour plus de clarté & d’homogénéité.

 5.     Le Portfolio européen des Langues

L’AEFE, dans le Cadre Européen des Langues, le Lycée, comme de nombreux parents, attachent beaucoup d’importance à la personnalisation des parcours Langues.

Sa mise en place a demandé de grands efforts & les moyens déployés ont permis d’en faire un bilan positif, malgré quelques difficultés, pour toutes les langues & dans le but d’homogénéiser les groupes de niveau.

De nombreuses améliorations seront à apporter & le « Portfolio européen des Langues », ou PEL, pourrait être un atout très profitable à tous, enseignants, enfants & parents, pour une appréhension collective de l’apprentissage des langues.

Il permettra en effet à chacun de prendre connaissance du programme suivi, de l’évolution de l’enfant par rapport aux exigences & au niveau à atteindre en fin de session.

Cet outil pédagogique, présent au Primaire comme au Secondaire, « (…) doit favoriser l’apprentissage des langues étrangères, et non d’une seule langue. Il met l’apprenant au centre des préoccupations pédagogiques et se fixe pour but de lui faire acquérir des compétences communicatives qui lui seront utiles pour la vie entière. »

Nous vous invitons à prendre connaissance de ce portfolio en suivant le lien ci-après, portfolio qui met l’élève au cœur de son propre apprentissage, acteur désormais actif :

http://eduscol.education.fr/cid46425/un-outil-pedagogique%A0-le-portfolio-europeen-des-langues.html

Au sein de notre Lycée, ce portfolio permettra  d’identifier des critères d’exigence par niveau de langues, d’homogénéiser les niveaux de langues & sans aucun doute de mieux définir l’offre apportée à l’élève en s’ajustant au plus près à ses acquis & perspectives.

Cela implique une plus grande concertation entre les enseignants & des outils d’apprentissage justes.

Un travail commun entre le professeur & l’élève en sera aussi un des piliers.

Ce portfolio sera un support à l’apprentissage de la langue anglaise (ESL) , tout autant qu’à celui de la langue japonaise (JLE) ou encore française pour les enfants non-francophones.

Compte tenu de la réflexion collective en amont & l’organisation que cela implique, le PEL ne pourra pas être mis en place à la prochaine rentrée au LFIT.

 6.     L’activité périscolaire « English » à partir du CE2

Cette activité a vu le jour à l’automne 2013, il est donc difficile d’en dresser un bilan.

M. Houdoin nous rappelle qu’il n’y a pas de passerelle directe entre les activités périscolaires & l’enseignement dispensé en classe : cette activité, payante & limitée en places offertes, a pour but d’offrir une nouvelle opportunité de confronter l’enfant à la langue anglaise.

 7.     Ateliers en japonais : projet en coulisse…

A l’initiative de Madame Daboville, professeure de japonais, un échange entre une école de langue japonaise pour adultes & une classe de CM2 a pu voir le jour.

Lors de cette rencontre, de jeunes adultes étrangers apprenant le japonais ont pu rencontrer des élèves japanophones (JLM) du Lycée. Cet échange, axé sur le jeu, permet de mettre en contact deux univers qui se rejoignent autour d’une langue commune.

A l’heure actuelle, aucun autre rendez-vous linguistique n’est prévu mais M.Houdoin se disait optimiste quant au potentiel de tels échanges.

Afin de rendre le jeu encore plus profitable à toutes les parties,  on pourrait imaginer de faire participer les élèves « japonais langue étrangère ».

 



[1] Macro-alternance : Programmée, prévue à l’avance, c’est le fait de choisir, dans un enseignement bilingue, les sujets, les thèmes qui vont être majoritairement traités en langue 1 , ou bien en langue 2.

[2] Micro-alternance : la micro – alternance désigne simplement le fait que durant le cours dispensé et structuré majoritairement en l’une des deux langues, on aura recours, ponctuellement et de manière non programmée, à l’usage de l’autre langue. Par opposition à la macro – alternance, planifiée et structurelle, la micro – alternance est non programmable et conjoncturelle.


publié le 25 mars 2014